Pour résoudre durablement le problème énergétique en Guinée, les militaires au pouvoir veulent explorer d’autres possibilités. Dans le cadre de la stratégie du mix énergétique, le pays s’offre les services de la société texane West Africa LNG Group et Helios’ energy infrastructures, pour la construction d’un vaste terminal d’importation, de traitement et de distribution de gaz naturel liquéfié (GNL) et plusieurs unités de production d’énergie électrique d’une capacité globale de 1800 mégawatt (MW). Coût du projet, 300 millions de dollars.
La convention qui a été signée dans ce sens en mars 2023, suivie d’un examen et d’une adoption le 25 avril 2024 au conseil national de transition (CNT), dans le cadre du projet « Guinea LNG » devrait permettre, au bout de 18 mois de réalisation, de bâtir un gigantesque terminal de réception de GNL. Ce terminal va accueillir des réservoirs de stockage, d’unités de re-gazéification de grande capacité et d’infrastructures de distribution. Selon les modalités d’exploitation, le GNL importé sera stocké dans des réservoirs de rétention et sera distribué aux utilisateurs finaux via un pipeline après avoir été regazéifié, ou via des remorques cryogéniques/réservoirs ISO sous forme liquide pour être regazéifié à destination finale. Ce, grâce à une infrastructure de distribution dans le port de Kamsar sur la côte nord de la Guinée, desservant les clients des compagnies minières dans la région de Boké.
Avec une demande estimée à 2000 mégawatts, la production de 1800 mégawatts d’énergie électrique au GNL et la mise en service de nouvelles productions mettra définitivement le pays à l’abri du déficit énergétique. Présenté comme moins polluant, le projet « Guinea LNG » inscrit le pays dans le processus de transition énergétique et devra permettre de soutenir le développement du secteur minier.
