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La Cote d’Ivoire consolide sa position de catégorie risque faible avec un taux en hausse de 3 points

Le PDG de Bloomfield Investment, Stanislas Zézé, a révélé, ce jeudi 25 avril, lors de la traditionnelle conférence risque pays de la Côte d’Ivoire, que le pays a consolidé sa position de catégorie risque faible, avec une évolution de trois points de base. Soit de 6,2% en 2023 à 6,5% en 2024, où l’investissement est…

Le PDG de Bloomfield Investment, Stanislas Zézé, a révélé, ce jeudi 25 avril, lors de la traditionnelle conférence risque pays de la Côte d’Ivoire, que le pays a consolidé sa position de catégorie risque faible, avec une évolution de trois points de base. Soit de 6,2% en 2023 à 6,5% en 2024, où l’investissement est favorable.

Cette performance, selon Stanislas Zézé, est tirée entre autres par le climat des affaires favorables (de 6,4 à 6,5%), la performance macro-économique établie à 8,1%, la gestion des finances publiques qui est passée de 6,3 à 6,5%, la solidité du système financier. « La Côte d’Ivoire est un pays qui reste résilient même si nous considérons que la résilience est à moyen terme », dira Stanislas Zézé.

Pour une résilience à long terme, le patron de Bloomfield affirme qu’il serait nécessaire que la tendance selon laquelle « 95%  du tissus économique, qui est constituée de PME, contribue seulement à 20% de la richesse créée et que 5% de multinationales contribuent à 80% de la richesse» puisse changer. Arguant que dans une crise qui perdure, la probabilité pour que les 95% maintiennent l’économie pendant que les multinationales délocalisent, est très mince. Il serait important pour lui que les entreprises locales puissent créer de la richesse pour une résilience à long terme.


L’un de ses constats, la Côte d’Ivoire bat le record de recouvrement et a la capacité d’exécuter à 100% ses dépenses budgétaires, ponctué par un climat des affaires favorables (le pays performe au-dessus des 100 de la norme communautaire), une croissance de la création d’emploi, la réduction du taux de pauvreté, réduction du taux de chômage (2,4%), le renforcement de la gouvernance. Cependant, Stanislas Zézé a déploré les effets négatifs du changement climatique notamment l’érosion côtière qui affecte les terres agricoles et qui va faire perdre à la Côte d’Ivoire 3 à 4% du PIB entre 2023-2030, d’autant que 15% terres agricoles en pâtissent. Il a déploré la lenteur de la politique d’industrialisation et de semi-industrialisation, qui est une des faiblesses de cette performance économique. Car sur 12 zones industrielles qui doivent être créées, seulement 3 sont opérationnelles. Se réjouissant de l’amélioration de l’indicateur de bonne gouvernance, l’agence de notation a toutefois déclaré que les entités souffrent parfois d’indépendance.


Satisfaite du travail de Bloomfield, la ministre du Plan, du Développement et de l’Economie, Kaba Nialé, a cependant battu en brèche le volet industrialisation évoqué par le PDG de l’entreprise. Selon elle, la Côte d’Ivoire a beaucoup avancé dans la transformation en l’occurrence le cacao où 1/3 de la production nationale est transformé localement y compris le secteur de la noix de cajou. Le pays a transformé en 224 000 tonnes de noix brutes de cajou, soit 22% du taux de transformation, près de 8 fois plus en volume qu’en 2014.


Kaba Nialé a aussi souligné que le gouvernement travaille pour la transformation structurelle de l’économie à travers le développement de grappes industrielles. « Pour Pnd 2021 2025 » nous avons identifié 7 grappes…au-delà l’agro-industrie, il y a les mines, la chimie-plasturgie et j’en passe… Le gouvernement mène une étude sur chaque grappe pour voir comment accélérer leur développement , il y a deux secteurs où les études sont déjà disponibles ».


Concernant le déficit budgétaire, qui a dépassé la norme communautaire, Kaba Nialé a justifié cette hausse par les chocs mondiaux, notamment la crise Russo-ukrainienne. Ce déficit, selon elle, est en constante réduction et l’objectif est d’atteindre la norme de 3% à l’horizon 2025.

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