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France: le salaire de Carlos Tavares, le Mbappé de l’automobile, suscite l’émoi

Avec un salaire de 36,5 millions d’euros pour l’année 2023, soit près de 1 700 fois le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIC) en France, la rémunération de Carlos Tavares, 65 ans, soulève des questions éthiques et économiques. Surnommé « le Mbappé de l’automobile », le manager portugais a vu la validation de sa rémunération à 70 %…

Avec un salaire de 36,5 millions d’euros pour l’année 2023, soit près de 1 700 fois le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIC) en France, la rémunération de Carlos Tavares, 65 ans, soulève des questions éthiques et économiques. Surnommé « le Mbappé de l’automobile », le manager portugais a vu la validation de sa rémunération à 70 % en assemblée générale, ce qui suggère un soutien de la part des actionnaires, probablement motivés par les performances financières impressionnantes de Stellantis, plaçant l’entreprise en tête du CAC 40 entre Total et LVMH.

Les bénéfices hors normes de 18,6 milliards d’euros en 2023, ainsi que la redistribution significative aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’actions, témoignent de la réussite économique du groupe automobile sous la direction de Tavares. Cependant, malgré ces performances, l’augmentation de 56 % de la rémunération de M. Tavares par rapport à l’année précédente soulève des questions légitimes, surtout dans le contexte où Stellantis cherche à réduire ses coûts et sa main-d’œuvre dans sa transition vers les véhicules électriques.

Cette augmentation importante peut sembler disproportionnée, voire déconnectée de la réalité économique et sociale même si elle ne constitue que la moitié de ce que touche le célèbre attaquant du PSG. Pourtant, il est indéniable que Carlos Tavares a apporté des résultats tangibles à Stellantis. Son leadership a été associé à des plans de redressement réussis, tels que « Back in the race » et « Push to pass », qui ont permis à PSA de se désendetter et de retrouver une marge de profit saine. De plus, son expérience antérieure chez Renault et sa passion pour l’industrie automobile en font un leader respecté et compétent.

Se défendant de tout exc§s, Carlos Tavares rappelle que «90% de son salaire dépendait des résultats de Stellantis. «Ça prouve que les résultats de l’entreprise ne sont apparemment pas trop mauvais. Sur ces critères-là, si vous avez la performance de mes concurrents, le salaire aurait été beaucoup plus faible», a-t-il estimé dans Le Figaro. Néanmoins, il reste une question de mesure et de responsabilité sociale. Alors que la rémunération des dirigeants d’entreprise continue d’augmenter à un rythme exponentiel, il est crucial de s’assurer que ces salaires sont justifiés par des performances réelles et durables, et qu’ils ne creusent pas davantage les inégalités économiques. Dans le cas de Carlos Tavares, bien que ses réalisations soient indéniables, la question de savoir si une rémunération aussi astronomique est justifiée reste ouverte, surtout dans un contexte de transition économique et environnementale où la solidarité et l’équité sont plus que jamais essentielles.

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