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CEMAC : La BEAC déclare 6.408,5 milliards de FCFA d’encours des titres publics en un an

Du 31 janvier 2023 au 31 janvier 2024, l’encours des titres publics émis par les six États (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a atteint 6.408,5 milliards de FCFA, en hausse…

Du 31 janvier 2023 au 31 janvier 2024, l’encours des titres publics émis par les six États (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a atteint 6.408,5 milliards de FCFA, en hausse de 17,1% sur un an. L’information est rendue publique par le communiqué final ayant sanctionné les travaux de la première session de l’année 2024 du Conseil de surveillance de la Cellule de règlement et de conservation des titres (CRCT) de la BEAC, tenue le 27 mars 2024 à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

Selon la banque centrale, ces chiffres traduisent la croissance des besoins de financements des Trésors publics de la CEMAC qui veulent satisfaire leurs besoins ponctuels de trésorerie ou d’investissement dans des projets. Pour autant, la CRCT relève un recul de la satisfaction de la demande exprimée par les États. Comme noté dans le communiqué final des travaux du 27 mars 2024 : « La moyenne annuelle des taux de couverture des émissions a baissé de 86,36% à 76,34%.  »

Selon les analystes financiers de la CEMAC, « ce recul de 10% des souscriptions en un an s’explique par la politique monétaire restrictive mise en place par la BEAC depuis 2022, pour combattre les 20% de l’inflation d’origine monétaire dans la sous-région ». L’on se souvient en effet que l’institut commun aux pays de la CEMAC avait mis en place cette politique monétaire austère afin de réduire les impacts de cette inflation depuis la période post-Covid, suivie par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Pour cela, la BEAC avait procédé à des relèvements successifs de ses taux directeurs pour mettre un bémol au refinancement des banques commerciales, à la suspension des opérations d’injection de liquidité dans le système bancaire et à l’intensification des opérations de reprise de liquidité dans les caisses des banques. Pour couronner le tout, le 12 décembre 2023, le Comité de politique monétaire (CPM) avait autorisé la banque centrale à émettre des bons BEAC pour ponctionner davantage de liquidité auprès des banques.

A la suite de cette batterie de mesures, sur le marché des titres publics, l’on a noté une augmentation des taux d’intérêt exigés par les investisseurs. Ainsi, selon le communiqué final de la session du Conseil de surveillance de la CRCT du 27 mars 2024, ces taux d’intérêt sont passés de 5,73% à 6,26% entre le 31 janvier 2023 et le 31 janvier 2024 pour les bons du Trésor assimilables (BTA). Pour ce qui est des obligations du Trésor assimilables (OTA), ils sont passés de 8,81% en janvier 2023 à 9,24% au 31 janvier 2024.

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