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Côte d’Ivoire : le prix du kilogramme de cacao fixé à 1500 FCFA pour la campagne intermédiaire

Malgré la vente par anticipation pour garantir un prix CAF supérieur ou égal à 50%, la Côte d’Ivoire a décidé de s’aligner sur la tendance haussière mondiale du prix du cacao dont la tonne est passée à 10 000 dollars , soit 6 087 FCFA/kg, à la bourse de New York. Ce mardi 2 avril,…

Malgré la vente par anticipation pour garantir un prix CAF supérieur ou égal à 50%, la Côte d’Ivoire a décidé de s’aligner sur la tendance haussière mondiale du prix du cacao dont la tonne est passée à 10 000 dollars , soit 6 087 FCFA/kg, à la bourse de New York. Ce mardi 2 avril, à Abidjan, au cours d’une conférence de presse, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé le prix bord champ garanti du cacao à 1 500 FCFA le kilogramme.

« Nous vous informons que pour la campagne intermédiaire, le résultat des ventes par anticipation de la récolte de la période d’avril à septembre 2024 a permis de réaliser un prix CAF moyen de 2 326 FCFA le kilogramme. Sur cette base, l’État de Côte d’Ivoire a décidé de fixer le prix au producteur à 1 500 FCFA le kilogramme, soit 64% du prix CAF de réalisation », a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani.

Alors que le système libéral, entretenu par certains pays, a actuellement pignon sur rue avec la hausse des cours sur le marché mondial, le ministre de l’Agriculture ivoirien, lui, relève que depuis 2011, la Côte d’Ivoire a opté pour l’octroi d’au moins 60% du prix CAF de ces produits, aux producteurs, en exploitant un système stabilisé, basé sur la vente par anticipation d’une bonne partie de la récolte, sur les marchés à terme. Un système qui a l’avantage, dit-il, de faire face aux chocs extérieurs. Et qui permet de procurer des revenus rémunérateurs aux producteurs ivoiriens de café et de cacao, dans un contexte international caractérisé par des prix faibles.

Face aux critiques du système en Côte d’Ivoire devant l’envol des cours, où le kilo de cacao se vend actuellement trois à quatre fois plus cher, Kobenan Adjoumani rétorque : « ceux qui soutiennent cette thèse oublient que notre pays a déjà expérimenté le système libéralisé dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes ». Citant les années 2000 et 2011, où des « prix dérisoires » étaient payés aux producteurs lorsque les prix mondiaux chutaient.

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