Pour le gouvernement gabonais, les recettes douanières devraient passer de 376,6 milliards FCFA en 2024 à 488,0 milliards FCFA en 2026, soit une progression de l’ordre 29,5% en trois ans. Ces projections sont révélées lors de l’annonce du dernier emprunt obligataire du pays.
L’Etat fonde ses prévisions douanières sur « l’augmentation des recettes à l’exportation, soutenue par une progression de la demande, en Asie, des importations du minerai de manganèse et du bois transformé, couplée à une amélioration de la fiscalité des produits du bois à l’export ». Le gouvernement gabonais s’attend également à « une amélioration des recettes à l’importation grâce à la relance de l’activité économique et des effets liés à la poursuite de l’assainissement de la profession de commissionnaire agréé en Douane ». D’autres mesures viendront aussi contribuer à l’amélioration des rentrées douanières au Gabon. Il s’agit notamment de « la révision des taux de droit de sortie appliquée sur le niveau de transformation de bois (3% au lieu de 0%, 5% au lieu de 3%, 8,5% au lieu de 7,5%), et le réajustement de l’âge limite des véhicules importés qui va passer de 5 à 10 ans. Il est également prévu la fin des exonérations sur les intrants de ciment.
Outre ces premières indications sur l’optimisation en vie des recettes douanières, le gouvernement gabonais pense également à des actions visant à réduire la dépense fiscale, à sécuriser la collecte des recettes et à renforcer la mobilisation des recettes fiscales. En appui de ces mesures, il est prévu le déploiement de nouveaux scanners de marchandises et le lancement de la procédure douanière informatisée de SydoniaWorld dans la province du Woleu-Ntem, notamment dans les bureaux centraux des villes d’Oyem et de Bitam.
