Le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Dr Edoh Kossi Amenounve, a exhorté ce lundi 25 mars à Abidjan, les acteurs de la finance à créer les conditions pour favoriser l’attraction des entreprises. Un travail qui doit, dit-il, se faire de façon concertée entre l’Etat, la bourse, le secteur privé et les fonds d’investissement.

C’est autour d’un panel sur le thème « Fonds de pension, fonds de capital-risque et marchés boursiers : la chaîne de valeur optimale au niveau de l’Etat », à l’ouverture du Sommet du Private Equity et du capital risque à Abidjan (APES), que le Togolais à la tête de la BRVM a partagé ses recettes. Invitant, entre autres, les fonds d’investissements à chercher les pépites qui ont du potentiel de croissance et qui font rêver. L’une des prouesses, dira-t-il, fut la création de la bourse pour animer l’économie, qui ne bénéficiait pas de ressources suffisantes pour le marché. Surtout que cette situation du marché a coïncidé avec une crise bancaire. Mais un pas a été franchi, s’est réjoui Edoh Kossi Amenounve, eu égard à la place qu’occupe la BRVM parmi les bourses africaines (5e) avec une capitalisation de plus de 7.000 milliards FCFA pour le marché des actions et 10.000 milliards pour le marché des obligations.
A en croire le directeur général des impôts de la Côte d’Ivoire, Ouattara Sié Abou, les fonds d’investissements sont une innovation. « Nous avons pour rôle d’accompagner les entreprises avec la fiscalité et d’encourager l’investissement. Certes nous mobilisons des ressources intérieures, mais il y a aussi la création d’emplois ». Et de citer l’article 21-12 de la loi des finances qui stipule que les entreprises d’investissement à capital fixe « sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les entreprises d’investissement à capital fixe. Cette exonération est de quinze (15) ans à compter de la date de création de l’entreprise et est subordonnée aux conditions suivantes : avoir à tout moment un minimum de 50 % de la valeur nette du portefeuille global composé d’actions de sociétés non cotées en bourses…Sont également exonérés de cet impôt, les revenus générés par les fonds déposés en gestion pour une durée minimale de trois (3) ans auprès des entreprises de capital-risque. ».
Pour le commissaire général de ce sommet, qui a modéré ce panel, les professionnels des fonds d’investissements voient l’interaction qui peut être créée entre ces fonds et la bourse. Ce salon va améliorer les choses de sorte à amener les pouvoirs publics, investisseurs et les porteurs de projets à se rassembler et comprendre que la bourse, qui est le marché public, n’est pas isolée. Selon l’association des sociétés de Private Equity et venture capital, dont il est membre, les Private Equity ont engagé, de nos jours, près de 131 milliards FCFA en Côte d’Ivoire.
