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Cameroun : les crédits aux entreprises en forte hausse au 2e trimestre 2023

Au Cameroun, les entreprises ont bénéficié d’un total de 1.311,6 milliards de FCFA de crédits bancaires au deuxième trimestre de l’année 2023. La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), qui révèle cette information, indique que ce montant est en hausse de près de 424 milliards de FCFA, soit 47,7% de plus qu’à la même…

Au Cameroun, les entreprises ont bénéficié d’un total de 1.311,6 milliards de FCFA de crédits bancaires au deuxième trimestre de l’année 2023. La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), qui révèle cette information, indique que ce montant est en hausse de près de 424 milliards de FCFA, soit 47,7% de plus qu’à la même période en 2022 au cours de laquelle ce volume de crédits bancaires en faveur des entreprises était de 887,9 milliards de FCFA.

Selon l’institut d’émission commun aux six pays (Cameroun, Centrafrique Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), l’on doit cette augmentation des crédits bancaires au bénéfice des entreprises à l’inefficacité de la politique monétaire restrictive mise en place par la banque centrale.

Pour rappel, depuis 2022, et pour lutter contre l’inflation dans la zone CEMAC, la BEAC a entrepris de mettre en oeuvre une batterie de mesures faites de relèvements successifs de ses taux directeurs, de suspension de ses opérations d’injection de liquidité dans le système bancaire et d’accroissement des volumes de ponction de la liquidité dans les banques. In fine, il était question d’assécher les établissements de crédit dans le but de restreindre les financements bancaires.

Sauf que, selon Mahamat Abbas Tolli, le l gouverneur de la BEAC d’alors, les banques avaient réussi à passer entre les mailles du filet tendu par la BEAC. Au terme d’une session du comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC, le 23 juin 2023, l’ancien patron de la banque centrale révélait que, pour contourner les effets pervers de la politique monétaire restrictive, les banques avaient opté pour des transactions interbancaires sur le marché secondaire des titres publics à travers la pension livrée, mécanisme permettant aux banques de se prêter de l’argent entre elles, grâce à la mise en garantie des titres publics détenus par l’emprunteur. Une transaction soutenue par la signature d’une convention-cadre entre les parties. Au terme de cette convention, la propriété des titres mis en garantie par l’emprunteur est automatiquement transférée au prêteur, une fois la date du remboursement de la créance échue. Cette procédure n’exige pas de passer devant le tribuna

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