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RDC : signature de la version renégociée du « contrat du siècle » entre l’Etat et la partie chinoise

C’est au QG du centre décisionnel du pouvoir congolais à la cité de l’OUA, que l’Etat congolais et le Groupement des entreprises chinoises ont procédé à la signature du contrat autrefois baptisé « contrat du siècle », conclu en 2008 et renégocié en 2023 lors d’une visite du chef de l’Etat à Pékin. C’est une…

C’est au QG du centre décisionnel du pouvoir congolais à la cité de l’OUA, que l’Etat congolais et le Groupement des entreprises chinoises ont procédé à la signature du contrat autrefois baptisé « contrat du siècle », conclu en 2008 et renégocié en 2023 lors d’une visite du chef de l’Etat à Pékin.

C’est une nouvelle phase de la collaboration entre la RDC et la Chine qui s’ouvre ainsi. Ce jeudi 14 mars, sous l’égide du chef de l’État de la RDC, Félix Tshisekedi, s’est tenue la cérémonie de signature du contrat minier renégocié avec le Groupement des entreprises chinoises (GEC). C’est le 5ème avenant de cette convention de collaboration conclue en avril 2008.

On s’en souvient qu’il y a 16 ans, la RDC sous le régime de l’ex-président Joseph Kabila avait négocié et conclu un contrat avec le GEC prévoyant l’octroi de gisements de cobalt et de cuivre en échange de la construction des infrastructures. En 2023, le président Tshisekedi l’avait jugé défavorable aux intérêts congolais et avait demandé sa révision. C’est ainsi que la RDC et le GEC ont trouvé un accord amendant le contrat minier de 2008. Les deux parties avaient lors des négociations convenues d’attribuer 55% des bénéfices à la partie congolaise et 45% à la partie chinoise, nous indiquait en son temps une source gouvernementale de la RDC.

La première conséquence de cette renégociation porte sur le montant global alloué auxdites infrastructures, désormais fixé à 7 milliards USD contre 3 milliards initialement. Déjà plus de 1,2 milliard de dollars ont été consommés. La suite porte donc sur 5,8 milliards. C’est dans cette optique que l’Etat congolais percevra 32,4% d’un milliard de dollars de bénéfice à produire par la société conjointe Sicomines, fruit de l’union sino-congolaise. Selon Kinshassa, cela représenterait de fait un doublement des sommes allouées à la construction de nouvelles constructions et nouvelles infrastructures.

Il faut ajouter aussi que plus de 21% de la société d’Etat, la Générale des carrières et des mines (Gécamines) se fera payer par an. Et pour faire le total de 55%, une taxe sur le chiffre d’affaires de 1,5% sera prélevée sur la Sicomines. La partie chinoise s’en sortira avec 45%, alors que les entreprises chinoises voient quelque 100 millions USD d’exonération maintenus.

Pour 2024, « ce montant ne sera pas de 324 millions USD, ce sera plutôt de 624 millions USD qui seront alloués aux infrastructures », a relevé le ministre congolais des Infrastructures, Alexis Gisaro. Au total pour les infrastructures, « nous sommes passés de 3 milliards d’investissement à 7 milliards, ce qui veut dire qu’on a plus que doublé le montant alloué aux infrastructures », s’est-il réjoui.

« Cela représente la construction de plus ou moins 5000 km de routes », a précisé le ministre d’État. Cet avenant consacre aussi la participation de la RDC dans le capital de SICOHYDRO de Busanga (60% GEC et 40% RDC).

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