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Présidence de la BAD : la CEEAC soutient la candidature du Tchadien Abbas Mahamat Tolli

Dans sa course à la présidence du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), l’ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, peut déjà compter sur le soutien de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). C’est ce qui ressort de la 41ème session…

Dans sa course à la présidence du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), l’ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, peut déjà compter sur le soutien de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). C’est ce qui ressort de la 41ème session ordinaire, tenue le 9 mars 2024 à Malabo en Guinée équatoriale, de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de cette institution qui regroupe 11 pays (l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tome et Principe et le Tchad).

Cet adoubement de la CEEAC vient après celui de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) le 9 février 2024 lors d’une visioconférence au cours de laquelle la candidature d’Abbas Mahamat Tolli avait été présentée à ses pairs par le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno. Comme ce fut le cas en février pour la CEMAC, c’est à l’unanimité que les leaders de la CEEAC ont accepté de soutenir celui qui va représenter la sous-région lors de l’élection prévue en 2025.

Désormais investi par la CEEAC, le prédécesseur d’Yvan Sana Bangui à la BEAC va devoir manœuvrer pour obtenir le plus grand nombre de voix afin d’éviter la déconvenue de son compatriote Kordjé Bedoumra. Qui, en 2015, avait essuyé une défaite face au Nigérian Akinwumi Adesina. Afin de ne pas tomber dans ce piège, Ndjamena entend mener une diplomatie offensive pour porter le candidat de la CEEAC à la tête de la BAD.

Pour cela, Abbas Mahamat Tolli, qui compte être le premier originaire de la CEMAC à diriger l’institution financière panafricaine, peut se prévaloir d’un curriculum vitæ qui milite en faveur d’une victoire en attendant qu’éventuellement, un autre candidat vienne en présenter un meilleur et soit soutenu par le plus grand nombre d’États membres. Âgé de 51 ans, ce diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) de Paris et de l’université du Québec, alors qu’il n’avait que 28 ans, est nommé en 2001, directeur général des douanes et des droits indirects du Tchad. Deux ans plus tard, feu Idriss Déby Itno lui confie la direction du cabinet civil de la Présidence de la République. Posté qu’il occupera jusqu’en 2005, date de son entrée au gouvernement tchadien comme ministre des Finances, puis des Infrastructures et Équipements.

Au niveau sous-régional, Abbas Mahamat Tolli a été tour à tour président de Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), secrétaire général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) et, de 2017 au 6 février 2024, gouverneur de la BEAC.

Pour rappel, la BAD, dont le siège est à Abidjan, en Côte d’Ivoire, est une institution financière multinationale de développement créée en 1964. Elle a pour but de contribuer au développement et au progrès social des États africains. Le Groupe comprend, outre la BAD, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria, créé en 1976.

Depuis sa création, sept présidents et un intérimaire, se sont succédés à la tête de la BAD.

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