Par Albert Savana, envoyé spécial à Addis Abeba
Monnaie et Bourse. C’est l’un des huis clos du sommet de l’Union Africaine prévu du 17 au 19 février 2024 à Addis Abeba, capitale de L’Ethiopie. Les chefs d’État et de gouvernement discuteront, portes et fenêtres fermées, sur l’urgence d’accélérer la mise en place des institutions financières de l’Union africaine dans le contexte de la réforme de l’architecture financière mondiale. Lors de l’événement, l’Alliance pour les institutions financières multilatérales africaines – le Club Afrique – sera lancée.
Les chefs d’État et de gouvernement africains ont longtemps souligné la nécessité d’établir une Union monétaire africaine en harmonisant les zones monétaires et en créant trois institutions financières de l’Union africaine : la Banque Centrale Africaine (BCA), le Fonds Monétaire Africain (FMA) et la Banque d’Investissement Africaine (BIA). De plus, ils ont demandé à la Commission de l’Union africaine de réaliser une étude de faisabilité sur la création d’une Bourse panafricaine (PASE). Le paysage économique mondial changeant en raison de la pandémie de COVID-19, du changement climatique et de l’insécurité a souligné le besoin d’accélérer l’établissement des institutions financières de l’Union africaine et de réviser les instruments juridiques les établissant.
