Dans le souci d’améliorer les performances et la rentabilité de leurs institutions, le club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique a ouvert ses journées annuelles qui s’étendent du 15 au 17 février 2024 à Abidjan, autour du thème « La gouvernance d’entreprise : catalyseur indispensable de la performance des banques africaines ».
Au regard de la complexité de l’économie mondiale, marquée par plusieurs crises, les acteurs économiques du continent doivent travailler en synergie afin de rechercher des mécanismes de financements innovants et appropriés pour soutenir l’économie du continent, selon le ministre ivoirien des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, également président de la Conférences des ministres de l’Economie et des Finances de l’UEMOA. D’autant que -citant le FMI- les besoins de financement supplémentaire en Afrique, sont estimés à environ 285 milliards USD pour la période 2022-2025 dont 135 milliards de dollars au titre des pays à faible revenu.
« Les banques africaines devront disposer d’un système de gouvernance efficace qui soit à la fois capable d’apporter des solutions innovantes, prenant en compte les défis mondiaux, tout en s’adaptant aux exigences du secteur et de l’environnement et d’une clientèle de plus en plus exigeante et hétéroclite », souligne Adama Coulibaly. Qui ajoute cependant que l’Afrique a de nos jours besoin des banques, qui constituent un soutien majeur pour le redressement de l’économie africaine en adaptant leur modèle d’affaires aux évolutions technologiques.
Si le renforcement de la gouvernance demeure la clé de voûte, selon le président de l’Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APEF-CI), Jerôme Ehui, il est aussi un catalyseur de la prospérité et de la réputation des banques africaines.
« La gouvernance introduit, au moins dans les principes, une plus grande démocratie dans l’entreprise, avec pour objectif d’améliorer sa performance et sa rentabilité, sur la base de décisions concertées et transparentes », note le club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique.
