Lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), tenue le 9 février 2024 par visioconférence, les leaders de cette espace communautaire ont validé la candidature d’Abbas Mahamat Tolli, le désormais ex-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) en 2025. Le communiqué final des travaux des chefs d’État qui rend compte de cette information révèle que cette candidature a été présentée par le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, le postulant étant originaire de ce pays.
L’adoubement de ses pairs survient après une tournée entreprise auprès des chefs d’État de la CEMAC par des émissaires tchadiens qui sollicitaient leur soutien pour 2025. De sources proches de la présidence de la République tchadienne, l’on apprend qu’après avoir acquis le soutien de la CEMAC, Mahamat Idriss Déby Itno entend désormais élargir le spectre de l’adoubement de l’ancien gouverneur de la BEAC aux autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), une zone économique qu’en plus des six pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), comprend l’Angola, Sao Tomé et Principe, la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi.
Pour rappel, en cas d’élection, Abbas Mahamat Tolli serait le huitième président de la BAD depuis sa création en 1964. Mais surtout le premier ressortissant de la CEMAC. Il devrait alors succéder l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture, Akinwumi Adesina. Ce dernier, après deux mandats, ne pourra plus briguer un troisième, conformément aux textes de l’institution financière panafricaine de développement.
