Le Gabon va sereinement poursuivre la mise en œuvre des réformes entreprises par le Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI) mis en place au lendemain du coup de force qui avait déposé le président de la République d’alors, Ali Bongo Ondimba, le 30 août 2023. C’est la principale recommandation faite par une délégation du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné à Libreville du 24 janvier au 6 février 2024 en vue de passer en revue la situation économique du pays cinq mois après cet épisode.
Concrètement, le FMI oriente ses recommandations vers la poursuite du règlement de la dette afin d’assurer l’équilibre budgétaire.
Le Gabon doit cette posture positive de l’institution de Bretton Woods au satisfecit exprimé par Facinet Sylla. En effet, face au Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, qu’il a rencontré avant de quitter le pays, cet administrateur du FMI a indiqué qu’« en peu de mois, beaucoup de progrès ont été accomplis, notamment la mobilisation des recettes, l’inflation a été maîtrisée, il y a maintenant la transparence dans les données. Nous remarquons aussi une rigueur dans la chaîne de dépenses. ». Une déclaration réitérée au président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Pendant leur séjour de deux semaines au Gabon, les experts du FMI, après analyse de la situation économique du pays, ont fait le constat de la vulnérabilité de la situation financière [du Gabon]. A cela s’ajoutent des défaillances de gouvernance. Toutes choses ayant entraîné un taux de pauvreté trop élevé, un accès limité aux services de base et un chômage galopant chez les jeunes.
Par ailleurs, les nombreuses sollicitations sociales auxquelles doit répondre le CTRI soulèvent les inquiétudes du FMI. Et ne poussent pas à l’optimisme à l’issue de la mise en place des réformes indiquées supra. En effet, le FMI ne rassure pas sur un nouveau décaissement mais ouvre la voie sur une éventuelle conclusion d’un nouveau programme avec le FMI.
