C’est suite à une vague de contestations des différents syndicats de consommateurs que le gouvernement ghanéen a suspendu une taxe sur la valeur ajoutée de 15% sur les frais d’électricité.
En effet, le ministre des Finances Ken Ofori-Atta avait ordonné, le 1er janvier 2024, à la Société d’électricité du Ghana (ECG) et à la Société de distribution d’électricité du Nord (NEDCO) de mettre en œuvre la TVA dans le but de générer des revenus pour le programme de relance post-Covid-19. Mais la nouvelle, qui s’est vite répandue, a créé une vive opposition de la part du Congrès des syndicats (TUC) et du grand public, obligeant le gouvernement à suspendre cette décision.
« Au nom du gouvernement, le ministère des Finances souhaite informer la Compagnie d’électricité du Ghana et la Compagnie de distribution d’électricité du Nord de suspendre la mise en œuvre de la directive TVA en attendant de nouveaux engagements avec les principales parties prenantes, notamment les syndicats », indique une note du ministère diffusée ce mercredi 7 février.
Selon la note du gouvernement, des approches innovantes, robustes et inclusives sont toutefois souhaitées pour combler le déficit budgétaire existant, tout en renforçant la résilience économique.
