Le président du Ghana, Nana Akufo Addo, a exhorté les banques et institutions financières à soutenir les entreprises dans le développement de leur activité, surtout qu’elles jouent un rôle essentiel dans la croissance du pays. Il a lancé cet appel le 27 janvier 2024 à Accra, lors du gala des 70 ans de GCB Bank PLC.
Selon Akufo Addo, les entreprises sont confrontées à une multitude de défis ; notamment des flux de trésorerie limités, des coûts opérationnels accrus et un accès restreint au capital. Des difficultés qui entravent leur capacité à investir, à se développer et à innover. C’est pourquoi il a appelé les banques à jouer un rôle actif en fournissant des solutions de crédit abordables qui répondent à la situation financière unique des entreprises.
« Le défi majeur pour les entreprises locales dans notre espace reste l’accès au capital, en grande partie à cause des taux d’intérêt élevés. Les banques doivent soutenir le gouvernement alors que nous travaillons ensemble pour aider l’industrie à obtenir des capitaux à long terme abordables pour des investissements à long terme garantissant la durabilité », a-t-il déclaré.
Le président ghanéen a souhaité que les banques et le gouvernement travaillent de concert pour entretenir un écosystème commercial résilient, soutenir la croissance économique et ouvrir la voie à un avenir prospère. Surtout que « le gouvernement s’est engagé à créer un environnement propice à la prospérité des entreprises et estime que les institutions financières ont un rôle central à jouer dans la réalisation de cet objectif », dit-il.
Le directeur général de la GCB Bank, Kofi Adomakoh, a reconnu que le Ghana avait effectivement l’un des taux d’intérêt les plus élevés du continent. Mais, selon lui, le taux auquel les banques prêtent est influencé par de multiples facteurs, dont certains échappent au contrôle des banques. « Nous sommes également déterminés à prêter aux entreprises à des taux plus bas et sommes convaincus que bientôt les facteurs macroéconomiques feront baisser l’inflation – comme nous avons commencé à le constater – afin que nous puissions prêter à des taux plus bas », renchérit Kofi Adomakoh.
