La Banque centrale du Nigeria (CBN) a officialisé le mercredi 31 janvier 2024 l’exigence minimale de capital d’exploitation pour les opérateurs internationaux de transfert d’argent (IMTO) à 1 million USD pour les entités étrangères et à un montant équivalent pour les locaux.
La dernière directive de la banque faîtière interdit également aux banques d’exploiter directement des services de transfert d’argent international, elles sont cependant autorisées à agir uniquement en tant qu’agents en cette qualité. Elle fait suite à des réformes politiques visant à stimuler le marché des changes au Nigeria et à encourager les transferts de fonds par des voies légales.
La mesure exige des demandeurs l’adhésion aux réglementations de la CBN en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, la lutte contre le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Selon la CBN, ses directives soulignent son engagement à favoriser un environnement financier solide et à garantir l’intégrité des services de transfert d’argent au Nigeria.
« Les IMTO sont tenus de se soumettre au processus de renouvellement, sous réserve d’une commission de 10 millions de nairas seulement ou d’un montant spécifié par la CBN, payable par virement électronique ou traite bancaire au plus tard le 31 janvier de chaque année.», note le document de la banque centrale.
Pour les experts, cette réforme vient en appui aux récentes réformes visant à libéraliser le marché des changes et à assurer la transparence des transactions sur le marché des changes, stimuler les envois de fonds de la diaspora et d’autres entrées de capitaux étrangers dans le pays, et à promouvoir des mécanismes efficaces de détermination des prix et l’évolution d’un taux de change approprié déterminé par le marché.
