La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et Asokh Energy, la société chargée de construire et d’exploiter la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim (83 MW), ne font pas partie des « Entreprises de grand standing et d’importance nationale » du pays. La décision y relative a été prise le 19 décembre 2023 à Douala, la capitale économique du Cameroun, au cours d’une session ordinaire de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) au cours d’une session ordinaire.
Ces deux sociétés ont été les deux seules recalées par la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) sur une liste de 16 entreprises proposées par l’Association professionnelle des établissements de crédits (APEC). Sur les raisons de ces rejets, le régulateur du secteur bancaire en Afrique centrale excipe de « l’absence d’états financiers certifiés par le commissaire aux comptes au 31 décembre 2022 ». Suffisant pour la COBAC de constater l’impossibilité pour elle d’examiner ces dossiers.
C’est qu’en réalité, malgré les activités de la SEEG qui la positionne comme une entreprise stratégique [au Gabon], le concessionnaire public de l’énergie et de l’eau n’a pas certifié ses comptes par un commissaire aux comptes. Idem pour Asokh Energy.
Pour rappel, la liste des « Entreprises de grand standing et d’importance nationale » est constituée sur la base de l’analyse financière des entreprises postulantes et de la certification de leurs rapports par des commissaires aux comptes au 31 décembre des exercices 2020, 2021 et 2022. Les entreprises ayant acquis ce statut bénéficient de la réduction du quart des quotités relatives à leurs risques pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2024 conformément à l’article 7 nouveau du règlement COBAC relatif à la division des risques des établissements de crédit.
