Les besoins en financements des 293 projets du Plan national de développement socioéconomique pour la transition (PNDT) se chiffrent à 4.536 milliards de FCFA. C’est ce que renseigne ce document récemment rendu public par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Selon cette instance qui dirige le pays depuis la prise de pouvoir par les militaires le 30 août 2023, « ce plan est destiné à conduire les actions prioritaires du gouvernement de la Transition sur la période triennale 2024-2026, en vue d’adresser la mise en œuvre de projets structurants et à fort impact sur le développement socioéconomique du pays ».
Pour financer ce PNDT, les autorités gabonaises comptent mobiliser 2.045 milliards FCFA issus des recettes hors pétrole et des efforts de réduction du train de vie de l’Etat. Le Gabon entend également copter 1.276 milliards FCFA de financements extérieurs. Le pays compte aussi sur les 1.197 milliards FCFA que pourrait lui provenir de financements privés, via les partenariats publics privés, alors que 16,5 milliards de FCFA proviendront de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE).
Ces fonds vont servir à financer la construction de Libreville 2 et des logements sociaux adaptés aux réalités des Gabonais, la création d’une Banque de développement, le rachat de la société pétrolière Assala, la création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale et d’un aéroport à Andem, la construction et la réhabilitation du réseau routier et voiries, et la réhabilitation des dix aéroports provinciaux entre autres.
Pour rappel, le PNDT est un programme conçu par le CTRI autour de quatre piliers que sont « le développement des infrastructures stratégiques, l’intensification de la stratégie de diversification de l’économie, la création d’un nouveau pacte social pour le développement inclusif et la durabilité environnementale et la résilience aux changements climatique ». Ce Plan succède au Plan d’accélération de la Transformation (PAT) 2021-2023 de l’économie gabonaise, mis en place en janvier 2021 sous le régime de l’ancien président Ali Bongo.
