C’est la dernière trouvaille en date du régime militaire du capitaine Ibrahima Traoré pour financer la guerre contre les groupes terroristes au Burkina Faso en proie à l’insurrection. La junte a décidé le 5 janvier 2024 l’institution d’une retenue obligatoire sur les rémunérations des agents publics et des travailleurs du secteur privé.
Il s’agit, en effet, d’un « prélèvement obligatoire de 1% sur les salaires nets des travailleurs du secteur public et du privé et 25% sur les motivations servies au personnel des ministères et institutions y compris les agents des sociétés d’Etat et des Établissements publics de l’Etat pour une durée de 12 mois ». Ces nouvelles taxes adoptées par les autorités militaires du pays des hommes intègres qui visent selon eux, à financer la lutte contre le terrorisme, concernent également les membres du gouvernement qui sont invités à céder 5% de leurs salaires durant l’année 2024.
Les entreprises installées au Burkina ne sont pas épargnées par la mesure. Elles devront consentir en 2024, une nouvelle taxe de 2% sur leurs bénéfices nets pour alimenter le Fonds de soutien patriotique (FSP). Une mesure consécutive aux 5 % de taxes instaurées en juillet 2023 sur les services de téléphonie, 10% sur les réabonnements au niveau des télévisions privées, et 1% sur la cession des terrains hors lotissement devant le notaire ou l’huissier.
Au nom de la lutte contre le terrorisme et de la reconquête du territoire Burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré ne se donne aucune limite pour financer son effort de guerre. Malgré un accueil mitigé chez les enseignants par exemple, la mesure a été actée et devrait entrée en vigueur en 2024.
