Alors que le Président Mohamed Bazoum est toujours emprisonné depuis son renversement le 26 juillet 2023 à la suite d’un coup d’Etat, son fils, Salem Mohamed Bazoum, a bénéficié d’une liberté provisoire le 8 janvier 2024. Cette décision, annoncée par le Chef d’Escadron Moumouni Abdoulaye, Greffier en Chef du Tribunal Militaire, est le résultat des négociations discrètes du président togolais Faure Gnassingbé, l’un des rares chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à avoir de l’influence sur la junte dirigée par le général Abdourahmane Tchiani, l’homme fort du Niger. Quoi qu’il en soit, ce coup d’Etat marque un point d’inflexion dans la ligne dure prônée jusque-là par l’ex chef de la garde présidentielle sous le président Bazoum.
Né le 27 avril 2001 à Niamey, Salem Mohamed Bazoum, un étudiant sans antécédents judiciaires, est impliqué dans une affaire de complot présumé visant à nuire à l’autorité ou à la sûreté de l’État. Sa liberté provisoire a été accordée à la condition qu’il se présente devant la justice lorsque requis. La famille Bazoum n’a pas commenté publiquement ces développements. Les observateurs locaux et internationaux restent attentifs aux développements futurs de ces affaires qui ont un impact significatif sur le paysage politique du pays.




