Au terme de neuf heures de plaidoiries et de manœuvres procédurales des avocats de la défense et de ceux de la partie civile, devant cinq magistrats impassibles, la Cour Suprême a rendu son verdict tard dans la nuit du 4 au 5 janvier 2024 dans l’affaire opposant Ousmane Sonko, leader du parti dissout Pastef, à Mame Mbaye Niang, actuel ministre du Tourisme.
Pour rappel, l’opposant avait affirmé sur le plateau d’une chaîne de télévision locale détenir un rapport montrant que Mame Mbaye Niang avait détourné 29 milliards de FCFA dans un programme destiné à l’insertion des jeunes. Traîné à la barre pour diffamation et injure, Ousmane Sonko avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et à une amende de 200 millions de FCFA. Un jugement qui a été alourdi en appel, la peine étant portée à six mois. Porté devant la Cour Suprême, le jugement a été partiellement cassé et annulé sur la partie relative à la contrainte par corps.
La Cour Suprême a balayé l’exception d’anti-constitutionnalité brandie par la défense arguant que le dépôt du mémoire avait été tardif, puis a confirmé la condamnation et la peine civile. À noter que le procureur avait requis que le jugement soit cassé dans son intégralité. Les cinq juges en ont décidé autrement après deux heures de délibération. Ce jugement balaie les derniers espoirs du candidat Ousmane Sonko, à moins d’un rebondissement.
