L’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA) se fera en janvier prochain et portera sur un montant d’environ 100 milliards de DA. (746 millions de dollars), soit 30% du capital de la banque publique. C’est ce qu’a déclaré le directeur général de la banque, Ali Kadri, en marge des travaux de la rencontre annuelle de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations en Bourse COSOB ». Pour la Bourse d’Alger, qui compte 4 titres cotés (Bipharm, El Aurassi, Saidal et Alliances Assurances), il s’agira d’un nouveau départ, la capitalisation n’atteignant pas 70 milliards de DA en janvier 2022.
Le processus d’ouverture commencera par la finalisation du projet d’introduction comprenant le montant de la cession, les parts en vente et le cours de cession. Ce document nécessitera le feu vert du Conseil de participations de l’Etat (CPE). S’ensuivra alors l’assemblée générale de la banque. Une fois le projet validé à ce niveau, il sera transmis à la COSOB qui donnera le visa conformément au cadre régissant l’appel public à l’épargne. La phase concrète d’entrée à la Bourse sera précédée par une période de souscription qui constituera un test majeur pour la Bourse d’Alger et pour l’Etat dans sa politique d’ouverture.
Concernant la valeur de l’actif en question, le cabinet Finabi Conseil estime que la rentabilité financière du CPA est de 13,54% en 2022 contre 12% en 2021. Le résultat net a augmenté de 23% entre les deux exercices. Le cabinet estime toutefois que sur la base d’une évolution sur 7 exerices, il ressort que la banque distribue en moyenne 47% de son résultat net, affectant 53% aux réserves.
En cas d’engouement, ce programme de privatisation longtemps prévu et toujours différé prendra une ampleur inédite avec la programmation de la Banque de développement local (BDL).
Pour rappel, le président algérien s’est engagé sur l’ouverture du capital de ces deux banques le 16 novembre dernier lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques, organisée par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA). «Ces deux établissements devant s’ériger en modèles pour les institutions financières en matière de prestations de qualité supérieure et d’efficacité», avait notamment déclaré le président Tebboune aui promet une réforme bancaire profonde en 2024. En outre, l’Algérie envisage la création d’une banque postale.
