Mercredi 16 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

La France lâche les étudiants francophones pour des considérations électoralistes

La CDEFI estime qu’il manque 15.000 diplômés par an pour assurer la réindustrialisation du pays. La France sombre dans une politique rétrécie et électoraliste, trahissant son idéal républicain. Le récent coup de griffe législatif, qui impose une caution aux aspirants étudiants étrangers va à l’encontre des ambitions de l’ancienne cinquième puissance économique mondiale de regagner…

La CDEFI estime qu’il manque 15.000 diplômés par an pour assurer la réindustrialisation du pays.

La France sombre dans une politique rétrécie et électoraliste, trahissant son idéal républicain. Le récent coup de griffe législatif, qui impose une caution aux aspirants étudiants étrangers va à l’encontre des ambitions de l’ancienne cinquième puissance économique mondiale de regagner le terrain perdu. Cette mesure adoptée le 19 décembre, aussi économiquement absurde qu’elle est juridiquement contestable, menace de saper la position de la France comme leader dans l’éducation des futurs cadres, essentiels pour la transition écologique et technologique mondiale.

Les voix autorisées des universités et des grandes écoles de commerce s’élèvent en un chœur de désapprobation. La Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises (CDEFI) déplore « des mesures de nature à nuire significativement à l’attractivité internationale de l’enseignement supérieur français en général, et des écoles d’ingénieurs en particulier, dans un contexte de concurrence internationale accrue pour attirer les talents ». Le CDEFI estime qu’il manque 15 000 diplômés par an pour assurer la réindustrialisation du pays.
Alors que le plan « Bienvenue en France », publié en 2019, prévoyait l’accueil de 500 000 étrangers par an à horizon 2027, pour replacer la France dans le peloton de tête des pays les plus attractifs, ce texte prend une direction diamétralement opposée, regrette la conférence des grandes écoles.

La caution appauvrit l’enseignement supérieur français puisqu’elle installe de facto une sélection des étudiants par l’argent et non plus par le mérite. Le président Emmanuel Macron, tiraillé entre une extrême droite menaçante et la préservation d’une francophonie en déclin, semble avoir opté pour une vision à court terme, axée sur des gains électoraux éphémères au détriment d’une stratégie éducative robuste et inclusive.

Ces mesures, critiquées pour leur potentialité à nuire à l’attractivité et à l’innovation en France, interviennent dans un contexte où le pays joue déjà une partie serrée sur l’échiquier de l’éducation mondiale. Avec 400,000 étudiants étrangers qui enrichissent tant culturellement qu’économiquement le pays, il est impératif de repenser cette approche étroite. La France doit reconnaître que son avenir, comme celui du monde, repose sur l’ouverture, l’échange et l’investissement dans les jeunes esprits venus de tous horizons.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement