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Sénégal : Légère amélioration du climat des affaires en octobre 2023

En octobre 2023, le climat des affaires au Sénégal s’est, en rythme mensuel, légèrement amélioré de 0,6 point, selon les données de la Direction de la Prévision et des Etudes économiques (DPEE) basée à Dakar. L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise, s’est établi à 99,9 contre 99,3 au mois…

En octobre 2023, le climat des affaires au Sénégal s’est, en rythme mensuel, légèrement amélioré de 0,6 point, selon les données de la Direction de la Prévision et des Etudes économiques (DPEE) basée à Dakar.

L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise, s’est établi à 99,9 contre 99,3 au mois de septembre 2023. Toutefois, cet indicateur est resté en-dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100. <<Cette légère progression traduit l’optimisme des prestataires de services, des entrepreneurs de bâtiments et travaux publics (BTP) et des industriels>>, souligne la DPEE dans son point mensuel de conjoncture. Sur un an, l’indicateur du climat des affaires a affiché une légère progression +0,4 point par rapport au mois d’octobre 2022.

Dans l’industrie, l’approvisionnement en matières premières (31%), le recouvrement difficile des créances (31%), la faiblesse de la demande (28%) et la fiscalité (14%) ont été les principaux obstacles à l’activité, soulevés par les enquêtés. En rythme mensuel, le climat des affaires du sous-secteur s’est légèrement amélioré de 0,1 point, sur fond de l’opinion favorable des industriels sur la production et les perspectives de production.

S’agissant du sous-secteur des BTP, la DPEE note que les difficultés les plus mentionnées sont le recouvrement des créances (80%), la fiscalité (60%), l’accès difficile au foncier (20%), la concurrence supposée déloyale (20%), le coût des intrants (20%), la vétusté des équipements (20%) et l’insuffisance de la demande (20%). <<Néanmoins, souligne la DPEE, l’indicateur du climat des affaires s’est renforcé de 1,7% point, sur une base mensuelle, suite à l’optimisme des entrepreneurs sur les commandes publiques et privées (reçues comme attendues).>>

Au titre des services, les principales contraintes à l’activité sont la concurrence jugée déloyale (50%), le recouvrement des créances (42%), la fiscalité (33%) et l’insuffisance de la demande (17%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est amélioré de 2,2 points dans le sous-secteur, en liaison avec la bonne orientation de l’opinion des prestataires sur les commandes, les tarifs pratiqués, le chiffre d’affaires réalisé et leurs perspectives.

Concernant le commerce, les contraintes mentionnées sont la concurrence (67%), le recouvrement des créances (67%), la fiscalité (50%), l’approvisionnement difficile en marchandises (33%), les délestages d’électricité (33%) et la faiblesse de la demande (33%). En rythme mensuel, le climat des affaires du sous-secteur s’est détérioré de 3,6 points, en rapport avec le pessimisme des commerçants sur l’évolution du chiffre d’affaires, des carnets de commandes et des stocks de produits finis.

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