Diamantino de Azevedo (photo) a enfin obtenu gain de cause. Le ministre angolais des Ressources Pétrolières est parvenu à convaincre le président João Lourenço de signer un décret retirant le premier exportateur africain de l’or du noir de l’OPEP. “Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu d’influence sur les quotas, mais si nous devions rester dans l’Opep, nous subirions les conséquences de la décision de respecter les quotas de production», a expliqué Diamantino de Azevedo à la télévision publique TPA.
L’Opep avait établi un quota de 1,11 million de barils/jour pour l’Angola à la fin novembre. Luanda avait clairement indiqué vouloir maintenir sa production à 1,18 million de barils/jour.
L’OPEP et ses 10 alliés de l’OPEP + peinent à relever le cours du pétrole au dessus de l’intervalle 70 -80 dollars. Selon les informations, l’Angola aurait essayé de convaincre le Nigeria de le suivre mais sans succès. Abuja aurait juste exprimé son mécontentement après la publication des derniers quotas du cartel jugés défavorables aux deux nations africaines.
Ce départ cacherait des dimensions politiques selon certains experts qui voient un rapprochement de l’Angola avec les Etats-Unis. Ce dernier, grand acteur du marché perturbe les cours avec sa production de schiste et ses relations étroites avec certains producteurs.
Les prix du pétrole ont reculé jeudi après l’annonce par l’Angola de son retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les cours étant déjà plombés par les craintes de voir la demande en or noir sapée l’an prochain par une récession économique.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, a baissé de 0,39%, à 79,39 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a cédé 0,44%, à 73,89 dollars.
Fondé en 1960, le cartel de l’OPEP, composé de 13 membres, s’est associé en 2016 à 10 autres producteurs pour former l’OPEP+ afin d’acquérir plus d’influence.
