Par Rodrigue Fénelon Massala, Kinshasa.
Après un mois de campagne, les électeurs congolais ont rendez-vous avec les urnes pour départager 26 candidats dont les dossiers ont été validés par la cour constitutionnelle pour l’élection présidentielle.
Dans la matinée du 20 décembre, la commission électorale indépendante a lancé sur toute l’étendue du territoire le début des opérations électorales. Au regard des éléments relevés sur le terrain, le vote a commencé tôt dans certaines circonscriptions alors que d’autres ont pris progressivement la cadence. Dans l’ensemble, les opérations se déroulaient dans le calme à la mi-journée, nous indique un observateur. L’on note un engouement dans plusieurs centres et les électeurs attendent calmement.
Cependant, des retards seront à déplorer en raison de l’acheminement difficile du matériel électoral dans les zones reculées. Ces défis logistiques vont prolonger le vote jusqu’au jeudi 21 décembre 2023. C’est ce qu’a annoncé Denis Kadima, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette prorogation va permettre à tous les électeurs de cet immense pays de 2,3 millions de km2, de remplir leurs devoirs civiques.
Par ailleurs il sied de noter que l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo (RDC) est d’une importance capitale pour le pays et la région en raison de son potentiel à définir la direction politique, économique et sociale du pays. Elle vise à élire un président capable de diriger le pays vers la stabilité, le développement économique et la consolidation de la démocratie, tout en surmontant les défis historiques tels que les conflits armés, la corruption et la pauvreté. Les élections en République démocratique du Congo suscitent un intérêt international en raison de leurs implications géopolitiques majeures pour la région et le continent africain.
Le peuple congolais devrait au soir de ce 20 décembre pouvoir lire les tendances entre la consolidation des acquis en reconduisant Félix Tshisekedi ou repartir de zéro en élisant un des challengers du président sortant entre Moïse Katumbi, Martin Fayulu ou encore Denis Mukwegue.
En attendant d’obtenir ces premières tendances, chaque camp affiche sa sérénité.




