La Cour a déclaré Donald Trump inéligible à la présidence en raison de son implication dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Pour rappel, l’attaque avait été mené par des partisans de Trump, visait à empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.
Concrètement, la Cour suprême estime dans son jugement rendu le 19 décembre par une majorité de 4 juges sur 7 que Donald Trump ne pourrait pas figurer sur les bulletins de vote de cet État pour la présidentielle 2024 en raison de ses agissements lors de l’attaque du Capitole. Elle a cependant suspendu sa décision jusqu’au 4 janvier, en cas de recours devant la Cour suprême des États-Unis.
La décision s’appuie sur la section 3 du 14e amendement de la Constitution américaine. Ce texte rend inéligible toute personne ayant participé à une insurrection ou une rébellion après avoir prêté serment de défendre la Constitution.
L’inculpation fédérale de Trump et la procédure engagée par l’État de Géorgie ont ouvert un débat sur son éligibilité. Plusieurs États ont lancé des recours, mais le Colorado est le premier à conclure à son inéligibilité.
Le porte-parole de Trump, Steven Cheung, a critiqué la décision comme étant « antidémocratique » et a annoncé un recours devant la Cour suprême des États-Unis. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a également dénoncé la décision.
Ce développement marque un tournant significatif dans la politique américaine, surtout dans le contexte de la course présidentielle de 2024.
