Au cours de l’assemblée générale de la Banque Sahelo saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC), ce lundi 18 décembre à Abidjan, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a appelé à la vigilance et à l’anticipation pour promouvoir des solutions novatrices afin des rester compétitive et soutenir les Etats membres face à la situation de « resserrement des marchés » financiers et l’inflation généralisée.
Conscient que les 14 pays membres de la BSIC, issus de la Communauté des Etats sahélo-saharienne (Censad), sont confrontés à des contraintes de financement de leurs économies et de leur projets structurants, Adama Coulibaly a dit espérer que les mesures qui sortiront de l’assemblée générale permettront d’enregistrer une évolution positive des principaux indicateurs financiers de la banque et contribueront significativement à l’amélioration des résultats consolidés.
Dans son allocution lors de l’ouverture des travaux, le ministre des Finances de Libye, Khaled Al Mabrouk Abdullah, a souligné que la BSIC a connu des améliorations conséquentes au fil des ans, citant l’exemple des revenus sans toutefois étaler les chiffres. Il a indiqué l’intention du groupe de renforcer sa présence en Afrique pour appuyer le commerce en Afrique qui l’ADN de la banque.
De plus, selon Adama Coulibaly, BSIC a amorcé son développement et sa structuration avec « la création de BSIC Capital pour gestion des portefeuilles, qui détient 5% des parts des titres de l’UEMOA et la mise BSIC Holding UEMOA à laquelle les actions des filiales de l’UEMOA sont transférés à environ 22,6% ».
Le président directeur général de BSIC, Hamed Omar, El Hadi, a réitéré la volonté et l’engagement de son groupe à être un acteur majeur dans la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Lors d’une audience avec le ministre ivoirien des Finances et du Budget, le vendredi 15 décembre, il a rappelé sa volonté de réaliser en Côte d’Ivoire des projets dans les secteurs de l’énergie et de l’économie numérique. Ainsi que la création de la Banque Africaine d’Investissement.
« Ce projet, décidé par les pays membres de l’Union Africaine depuis 2009, revêt une importance capitale dans le développement des investissements économiques à l’échelle continental. Un protocole a été signé à cet effet depuis et le projet a été relancé. Les dispositions sont donc en cours pour finaliser le processus de création », souligne-t-il.
