En pleine période de préparatifs des fêtes de fin d’année, le Cameroun est plongé dans une crise de carburant provoquée par des retards de livraison à cause des conditions météo. Ce qui freine les activités économiques. Le gouvernement a donc décidé, le 14 décembre 2023, d’ouvrir aux privés, l’activité d’importation des carburants, jusque-là dévolue au ministère de l’Energie.
Le président Paul Biya ouvre désormais la voix aux importateurs majeurs du secteur, pour ravitailler le marché Camerounais. Selon une note officielle, l’activité des opérateurs privées sera encadrée par des organismes publics. Notamment pour la régulation des prix des produits pétroliers, l’attribution des quotas aux importateurs et le contrôle-qualité des produits importés.
En attendant de régler ces dysfonctionnements logistiques, les stations-service des principales agglomérations de la capitale, Douala, Yaoundé ou Bafoussam étaient encore à sec et les fils d’attente interminables ne faisaient que grossir. À défaut de trouver des mesures d’urgence l’administration Biya tente de rassurer : « un navire se trouve à quai à Douala avec 13 000 m3 de super. »
Pas sûr que cela puisse calmer les attentes de plus en plus présentes des Camerounais qui subissent de plein fouet les effets de la pénurie, avec la hausse des prix. Le litre d’essence se négocie jusqu’à 1 000 FCFA sur les marchés parallèles.
