Au troisième trimestre 2023, le climat des affaires au Sénégal s’est dégradé de 2,3 points, en variation trimestrielle, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Selon cette structure, l’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise, est ressorti à 98,3, au-dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100. <<Cette situation traduit le pessimisme des prestataires de services, des entrepreneurs des bâtiments et travaux publics et, dans une moindre, des industriels>>, souligne la DPEE. Sur un an, l’indicateur du climat des affaires s’est aussi dégradé de 2,2 points.
Selon la DPEE, dans l’industrie, les difficultés liées à l’activité énumérées par les chefs d’entreprise sont la concurrence supposée déloyale (37%), l’insuffisance de la demande (33%), l’approvisionnement difficile en matières premières (32%), le recouvrement de créances (25%), la fiscalité (10%) et la vétusté des équipements (9%). <<Le climat des affaires s’est légèrement réduit de 0,6 point dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, suite à la réticence des interviewés sur les tendances de la production attendue et les stocks de produits finis effectués>> note la DPEE.
Dans le sous-secteur Bâtiment et travaux publics (BTP), les interrogés ont mentionné comme contraintes : le recouvrement difficile des créances (85%), la fiscalité (70%), l’accès au foncier (38%), la demande (38%), la concurrence (30%), le coût des intrants (25%) et la vétusté des équipements (25%). Ainsi, l’indicateur du climat des affaires de ce sous-secteur a diminué de 2,0 points, sous l’effet de l’opinion défavorable des entrepreneurs sur les commandes publiques et les perspectives de commandes publiques.
S’agissant des services, les données de la DPEE indiquent que les contraintes majeures à l’activité, relevées par les chefs d’entreprise sont : la concurrence jugée déloyale (50%), les difficultés de recouvrement des créances (39%), l’insuffisance de la demande (25%) et la fiscalité (22%). Par ailleurs, l’indicateur du climat des affaires s’est fortement dégradé (-4,0 points), en variation trimestrielle, en raison du pessimisme des prestataires de services concernant les perspectives de chiffres d’affaires et des tarifs appliqués.
Pour ce qui est du secteur du commerce, les obstacles les plus cités sont le recouvrement des créances (52%), la concurrence jugée déloyale (50%), les difficultés d’approvisionnement en marchandises (34%), la fiscalité (33%), l’insuffisance de la demande (25%), les délestages d’électricité (15%) et l’accès au crédit (13%). Pour sa part, l’indicateur du climat des affaires s’est amélioré (+0,1 point), en liaison avec la légère augmentation des soldes d’opinion de stocks de produits finis et de perspectives de stocks de produits finis.
