Le chef de la junte, le général Tiani, a annoncé à la télévision publique ce dimanche 10 décembre 2023 que les exportations de pétrole brute devraient débuter en janvier 2024. Le pétrole sera acheminé depuis Agadem, au Sud-est du pays, jusqu’au Bénin via un oléoduc de 2 000 km mis en service en novembre, pour le port de Sèmè-Podji au Bénin d’où il sera exporté sur le marché international.
D’après les autorités nigériennes, le coût total de l’investissement est de six (6) milliards de dollars dont 4 milliards de dollars pour développer les champs pétroliers (gisement d’Agadem) et 2,3 milliards de dollars pour la construction de l’oléoduc par West African Oil Pipeline Company (Wapco). Ce qui devrait porter la production pétrolière du Niger de 20 000 à 110.000 barils par jour.
Le président de la transition nigérienne soutient que le transport du brut est en cours depuis début novembre et précise que 90 000 barils par jour seront expédiés vers le Bénin par China National Petroleum Corporation (CNPC) qui exploite le gisement d’Agadem pour être stocké au bord de l’atlantique au Bénin. La phase commerciale qui démarra en janvier 2024 permettra, selon le Général Tiani, au Niger de toucher 25,4 % des recettes. Ce qui equivaut à 22 860 barils par jour.
Le Niger, frappé par un blocus économique, financier et énergétique de la CEDEAO depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, cherche de nouveaux débouchés pour soutenir un budget de l’État très dépendant de l’aide extérieure. La construction d’une seconde raffinerie de pétrole est en perspective. L’objectif visé est de porter la capacité de production du pays à 200.000 barils par jour en 2026.
