Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

CEMAC : Le rapatriement des fonds de restauration des sites miniers devrait générer plus de 3.500 milliards de FCFA

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) devrait encaisser 3.658 milliards de FCFA si les fonds de restauration des sites (fonds RES) après leur exploitation, ou leur abandon, par les industries extractives (hydrocarbures et mines), étaient logés dans les banques commerciales des six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la…

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) devrait encaisser 3.658 milliards de FCFA si les fonds de restauration des sites (fonds RES) après leur exploitation, ou leur abandon, par les industries extractives (hydrocarbures et mines), étaient logés dans les banques commerciales des six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est ce que Financial Afrik a appris d’une récente étude publiée par la direction des études de la recherche et des statistiques (DERS) de la BEAC.

Ce manque à gagner est dû, selon la DERS, par ce que ces fonds sont logés hors CEMAC. Ce, alors que le règlement des changes y prévoit le rapatriement des fonds RES. Malgré cela, relève le rapport de la DERS de la BEAC, les États sont contraints par les contrats à domicilier ces fonds dans des banques internationales dont la capacité de remboursement de ces sommes est reconnue par les agences de notation financière (au moins « AA »).  D’où l’urgence, selon le rapport, de l’adoption d’un règlement communautaire qui rendrait obligatoire le rapatriement des fonds RES dans tous les contrats pétroliers, gaziers et miniers. La DERS pense que cette disposition pourrait être une solution endogène à la vulnérabilité des réserves extérieures.

A l’analyse, cette dispersion de fonds réduit le niveau de réserves de changes en impactant la stabilité externe du FCFA, la monnaie commune de la CEMAC. En effet, indique la DERS de la BEAC, « l’intégration dans la situation globale des réserves de change des pays de la CEMAC de ces fonds de remise en état des sites viendra constituer à n’en point douter une nouvelle composante au service de la garantie de la convertibilité externe du FCFA ». Question de contrer, à court terme, la diminution actuelle des réserves de change. Et d’utiliser, à long terme, ces fonds rapatriés pour financer des projets nationaux financièrement rentables ou des projets d’intégration communautaire structurants et rentables.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement