Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont tenu, ce dimanche 10 décembre, leur 64e réunion ordinaire au siège de l’organisation à Abuja. A l’‘ouverture des travaux, le président en exercice, le Nigérian Bola Tinubu, n’a pas manqué d’aborder le sujet de l’Alliance des Etats du Sahel que forment le Niger, le Burkina Faso et le Mali.
En effet, indique un communiqué de presse publié sur le site de la CEDEAO, le président nigérian a qualifié « la tentative de certains pays sous régime militaire de lancer une Alliance des États du Sahel de ‘tentative fantôme pour détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance qui aura un impact sur la vie de nos peuples’ ».
A l’ordre du jour figurent justement les cas de ces pays, surtout celui du Niger qui a enregistré, fin juillet, le dernier coup d’Etat en date de la région. Depuis, l’organisation a pris une série de sanctions contre les nouvelles autorités de Niamey.
Violations des sanctions
D’ailleurs, relève le communiqué de presse, Bola Tinubu a réitéré que la CEDEAO est toujours déterminée à réengager le dialogue avec les pays sous régime militaire sur la base de plans de transition réalistes et courts, susceptibles de garantir la démocratie et la bonne gouvernance. « De notre côté, nous devons être prêts à leur fournir un soutien technique et matériel pour garantir la réalisation de ces objectifs stratégiques », a-t-il dit.
Par ailleurs, le président de la CEDEAO a signalé qu’il y avait eu des violations des sanctions imposées aux pays concernés car, dit-on, il y avait eu un mouvement massif d’argent liquide par des particuliers à travers les frontières et un volume élevé de marchandises en transit à travers le Burkina Faso pour atteindre le territoire du Niger et la contrebande à travers les frontières poreuses et les voies navigables.




