Interpellés sur « le nouveau rôle économique de la diplomatie, dans l’accompagnement du secteur privé», les experts ont mis le point sur l’impact de la politique extérieure des États dans le développement de ce secteur stratégique. L’idée de la diplomatie économique comme acteur majeur du renforcement des pays en tant que partenaire commercial de premier plan a été défendue lors des échanges qui devront se tenir jusqu’au 8 décembre.
Le panel a réuni l’ambassadrice du Sénégal au Maroc, Seynabou DIAL, Shakilla KAZIMBAYA UMUTONI, ambassadrice du Rwanda au Maroc et Omar TAJMOUATI, Président de la CGEM Région Fès-Meknès. Les panélistes ont fait le tour des différentes stratégies mis en place par leurs pays respectifs afin de renforcer et dynamiser leur secteur privé.
Selon la diplomate sénégalaise, les entreprises jouent un rôle essentiel dans l’atteinte des objectifs de développements, accompagner dans ce sens par les diplomates qui peuvent par exemple aider à surmonter les formalités administratives.
« ll y a ce qui relève de l’investissement dans des projets pour combler l’énorme déficit infrastructurel pour que nos États puissent devenir attractifs pour des investissements productifs. « , a déclaré Seynabou DIAL.
« Il y a déjà des champions africains et je saisis l’occasion de rendre hommage au dynamisme de nos acteurs économiques africains qui malgré un environnement qui n’est pas toujours facile, font des résultats qui suscitent la fierté de notre continent », s’est-elle réjouie.
Le continent africain abrite environ 345 entreprises avec un chiffre d’affaires annuel dépassant 1 milliard de dollars, selon le rapport McKinsey, intitulé « Réimaginer la croissance économique en Afrique : transformer la diversité en opportunités », publié en juillet dernier.
Les intervenants ont toutefois souligné que pour arriver à des entreprises compétitives sur le plan international, les gouvernements et les entreprises du continent doivent agir avec détermination pour stimuler le commerce intra-africain. Ce qui passe nécessairement par la levée des tarifs douaniers et des barrières non tarifaires, l’amélioration de la coopération, le développement des chaînes de valeurs et continental, somme des objectifs majeurs de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).




