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Commerce mondial : le président de la BAD craint une marginalisation de l’Afrique avec la “taxe carbone” de l’Union européenne

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a publiquement exprimé son opinion concernant l’entrée en vigueur de la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur la taxe carbone. Le patron de la banque multilatérale a soutenu que le continent va être encore une fois de plus marginalisé dans le commerce mondial…

Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement.

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a publiquement exprimé son opinion concernant l’entrée en vigueur de la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur la taxe carbone. Le patron de la banque multilatérale a soutenu que le continent va être encore une fois de plus marginalisé dans le commerce mondial avec une perte estimée à 25 milliards USD par an en raison de cette réglementation.

L’Afrique -qui ne représente que 3 % du commerce mondial- , souligne-t-il en marge de la COP28, doit adopter de ‘’nouvelles réformes » afin d’accroître sa part de marché dans le commerce mondial, mais également contourner les  »nouveaux mécanismes de protectionnisme » dûs à un contexte de changement climatique, pour saisir les opportunités du commerce intra régional, continental et mondial.

Selon les statistiques du président de la BAD citant une étude d’Afreximbank, une décarbonation rapide par les pays exportateurs de combustibles fossiles en Afrique pourrait réduire les exportations de marchandises de 150 milliards USD.

Miser sur la ZLECA

Pour Akinwumi Adesina, l’Afrique doit ‘’impérativement ‘’ miser sur la nouvelle Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) – laquelle devrait augmenter les exportations intra-africaines de plus de 80 % d’ici 2035- pour non seulement densifier son commerce, mais également contrecarrer les nouvelles menaces de protectionnismes notamment des marchés européens.

L’Afrique qui est déjà marginalisée dans la transition énergétique mondiale, selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), ne devra pas rater le train de cette libéralisation des échanges continentaux. Selon l’IRENA, le continent n’a reçu que 60 milliards USD, soit 2 % des 3 000 milliards USD d’investissements mondiaux dans les énergies renouvelables au cours des deux dernières décennies.

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