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«L’Afrique devrait devenir le centre mondial des crédits carbone », selon l’AFC

L’Afrique devrait jouer un rôle plus déterminant sur les marchés mondiaux du carbone dans la mesure où ses forêts absorbent à elles seules 600 millions de tonnes nettes de dioxyde de carbone chaque année, soit plus que n’importe quel écosystème forestier sur la terre. C’est ce qui ressort du nouveau rapport de l’Africa Finance Corporation…

L’Afrique devrait jouer un rôle plus déterminant sur les marchés mondiaux du carbone dans la mesure où ses forêts absorbent à elles seules 600 millions de tonnes nettes de dioxyde de carbone chaque année, soit plus que n’importe quel écosystème forestier sur la terre. C’est ce qui ressort du nouveau rapport de l’Africa Finance Corporation (AFC) publié en marge de la 28ème Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU (COP 28) qui a lieu du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.

Ce document -qui appelle à s’opposer aux accords complices avec des entités externes qui sous-évaluent les atouts naturels de l’Afrique- , veut donner des pistes de solutions, afin de positionner le continent sur la lutte contre le changement climatique.

Malgré sa capacité à éliminer de grandes quantités de CO2 de l’atmosphère, souligne le rapport, l’Afrique n’a représenté que 11 % des compensations émises entre 2016 et 2021, avec une part encore plus faible – seulement 3 % – liée aux puits de carbone naturels de la région.

L’Afrique devrait à juste titre jouer un rôle bien plus important sur les marchés mondiaux du carbone, ce qui reflète sa contribution significative à l’atténuation des effets du changement climatique, selon le rapport de l’AFC.

« À un moment critique de la lutte contre le changement climatique, le monde gaspille une opportunité importante en négligeant les plus importants réservoirs naturels de carbone de la Terre : les forêts, les prairies, les tourbières et les mangroves d’Afrique » , selon les travaux d’études, ajoutant que les marchés mondiaux du carbone offrent un moyen pragmatique d’améliorer cette situation, avec la possibilité d’attirer des financements significatifs et indispensables pour la conservation, la transition énergétique et la résilience climatique.

L’humanité en danger

L’AFC soutient que l’humanité est en danger avec le phénomène du changement climatique qui s’accélère de plus en plus. L’institution indique que la planète se rapproche rapidement du plafond de 1,5 °C au-delà duquel les scientifiques prévoient une catastrophe environnementale. Ceci avec des températures mondiales moyennes, désormais supérieures d’au moins 1,1 degré Celsius aux niveaux préindustriels.

Les gouvernements, souligne-t-elle, ne parviennent toujours pas à respecter leurs engagements en matière d’action climatique, huit ans après l’Accord de Paris.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont explosé, et le monde est en passe d’augmenter de 9 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies.

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