La direction de campagne de Maurice Kakou Guikahué, chef du secrétariat exécutif et vice-président du PDCI-RDA, candidat pour les primaires du parti, a contesté, ce lundi 4 décembre lors d’une conférence de presse, la décision prise par le Comité électoral de rejeter sa candidature en raison de la procédure d’un contrôle judiciaire dont il fait l’objet.
En effet, depuis la mort d’Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le 1er août 2023, le parti doit organiser les élections pour élire un nouveau président qui succéder à Bédié. Cinq candidats étaient en lice. Il s’agissait de Noel Akossi Bendjo, Tidjane Thiam, Jean-Marc Yacé, Maurice Kakou Guikahué et Moise Koumoué Koffi. Noel Akossi Bendjo a décidé de soutenir la candidature de Tidjane Thiam. Aussi avec cette décision du Comité électoral, les candidats pourraient se retrouver à trois.
Mais, la direction de campagne de Maurice Kakou Guikahué crie au complot. « Le contrôle judiciaire n’est pas une décision de condamnation qui impacte les droits civiques et politiques d’un individu ; ce n’est qu’une simple mesure administrative prise par le Juge d’Instruction, sans incidence sur le casier judiciaire de l’individu ; comme l’atteste le casier judiciaire vierge produit par le candidat Maurice Kakou Guikahué », soutient le porte-parole de la direction de campagne, Koffi Konan Marius.
Maurice Kakou Guikahué avait été arrêté à la résidence d’Henri Konan Bédié suite aux événements post crise électorale d’octobre 2020. Pour le porte-parole, « le contrôle judiciaire n’est pas une décision de condamnation qui impacte les droits civiques et politiques d’un individu ; ce n’est qu’une simple mesure administrative prise par le Juge d’Instruction, sans incidence sur le casier judiciaire de l’individu…».
Il faut noter que l’élection du nouveau président est prévue pour le 16 décembre 2023 à l’issue d’un congrès extraordinaire. En attendant, c’est le doyen d’âge des vice-présidents, le Pr Cowppli-Bony qui a été désigné, depuis le 02 août, pour assurer l’intérim pour une durée maximum de six mois, conformément à l’article 43 du règlement du parti.
