Le prochain Conseil des ministres des finances de la zone de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) devrait statuer sur la situation sociale tendue au sein du Secrétariat général de la CIMA. En poste depuis le 1er avril 2021, le Camerounais Blaise Abel EZO’O ENGOLO est accusé de « violation des procédures et des règles de bonne gouvernance » par le corps des commissaires contrôleurs.
De plus, le Secrétaire général se voit reproché de discrimination dans la réorganisation des équipes de contrôle et de violation des règles du statut personnel. Le problème persiste malgré une audition des contrôleurs par le comité des experts lors de sa session extraordinaire en avril 2023 et une tentative de médiation conduite par le ministre sénégalais des Finances et du Budget Mamadou Moustapha Bâ (qui préside actuellement la conférence des ministres), début novembre en marge de l’Africa Investment Forum (AIF) de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Lors de cette réunion à Marrakech, le Secrétaire général aurait reçu un quitus financier sur le fonds d’appui accordé par la BAD dans le cadre du projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique Centrale. Or, au sein de la CIMA, il se murmure que les Secrétaires généraux adjoints en charge de la Technique et des Finances n’auraient pas été informés dudit financement. Ce projet serait-il géré hors de la comptabilité du Secrétariat général de la CIMA ?
Selon nos informations, le prochain conseil des ministres, prévu au courant de ce mois de décembre, devrait se prononcer sur une crise qui paralyse l’institution depuis plusieurs mois. « La promotion au sein du corps des commissaires contrôleurs repose sur des règles claires et ne doit pas relever du fait du prince », souligne-t-on au sein de l’institution basée à Libreville. La CIMA tire sa force de l’indépendance des instances de contrôle. »
