Secoué de plein fouet par une crise économique avec notamment un accroissement de sa dette et une dépréciation chronique de sa monnaie, le gouvernement kényan a annoncé en début de semaine la cession de ses participations dans 11 entreprises publiques. Cette mesure, soulignent les autorités kényanes, vise entre autres à renflouer les caisses de l’État, qui peine à mobiliser les ressources internes.
Les 11 entreprises, dont la société nationale pétrolière et gazière, la Kenya Pipeline Company figurent parmi les 35 que le président William Ruto a, la semaine dernière, annoncé vouloir privatiser.
« Cette mesure entre dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement visant à céder ses parts dans les sociétés publiques, afin de mobiliser des fonds et du coup stimuler l’activité économique kényane », a commenté le ministère kényan des Finances , précisant que des entreprises publiques sont en difficulté financière.
Une dette ‘’insoutenable’’
Selon les statistiques officielles kényanes, la dette publique s’élevait à plus de 10.100 milliards de shillings (environ 73 milliards USD) à fin juin 2023, soit environ deux tiers du Produit intérieur brut. Le coût du service de la dette monte en flèche, surtout en raison fe l’effondrement du shilling face aux devises notamment le dollar- le shilling s’échangeant désormais autour de 152 pour un dollar -, mais également au renchérissement de la dette envers la Chine.
Pour rappel, le Kenya a entamé le processus de privatisation des entreprises publiques en 2005. Depuis lors, 6 seulement ont été privatisées, dont le géant des télécoms africain, Safaricom et le producteur d’électricité KenGen.



