Les nigériennes servies …malgré l’embargo
Lors du 47e appel d’offres hebdomadaire d’injection de liquidités à taux variable organisé le 20 novembre 2023, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a reçu une demande bancaire de 7 712 milliards de FCFA et approuvé à hauteur 6035 milliards de FCFA sur le principe du mieux disant.
Le taux moyen pondéré, ou le coût moyen de ces fonds pour les banques, s’est établi à 4,26%, légèrement supérieur à celui de la semaine précédente (4,1%). Cela indique une légère hausse des coûts d’emprunt pour les banques.
En tout, 112 banques ont participé à l’opération. Les banques ivoiriennes viennent en tête des bénéficiaires avec 2007 milliards de FCFA soumis et 1 312 milliards de FCFA approuvés. Viennent ensuite les banques du Burkina Faso qui ont soumis pour 1 322 milliards de FCFA et obtenu 1 102 milliards de FCFA. Le Mali complète le podium avec des approbations de 975 milliards de FCFA au profit de son secteur bancaire, devant le Sénégal (901 milliards de FCFA), le Bénin (896,3 milliards de FCFA), le Togo (430,7 milliards de FCFA), le Niger (376, 6 milliards de FCFA en dépit de l’embargo de la CEDEAO) et la Guinée Bissau (34,46 milliards de FCFA).
En termes simples, une injection de liquidité est une opération par laquelle une banque centrale met des fonds à disposition des banques commerciales. Cela aide les banques à maintenir un flux de trésorerie suffisant pour répondre à leurs besoins quotidiens et soutenir le crédit à l’économie.
Ces injections de liquidité aident à garantir que les banques disposent de suffisamment de fonds pour prêter aux entreprises et aux consommateurs, stimulant ainsi l’investissement et la consommation. Cela est essentiel pour la croissance économique, particulièrement dans un contexte de reprise post-COVID-19.
En clair, les opérations de la BCEAO qui se passent au niveau de différents guichets jouent un rôle vital dans le maintien de la stabilité financière dans la région.
