Moody’s place la note Caa2 du Niger dans une perspective négative. Dans un rapport du 1er novembre 2023, l’agence de notation n’a pas jugé utile de dégrader la note à long terme en devises de ce pays ouest-africain à trois crans au dessus du défaut. La retenue de Moody’s repose sur l’espoir d’un dénouement de la crise institutionnelle du pays entre la fin 2023 et le début 2024. Pour rappel, le pays membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est sous embargo économique et financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) suite au coup d’Etat du 26 juillet.
Depuis la survenue de ce putsch pour « convenances personnelles » , le président élu, Mohamed Bazoum, en détention, refuse de démissionner. De son côté, le chef de la junte, Abdourahmane Tchiani, refuse de faire marche arrière. Et-ce en dépit d’un embargo qui prive le pays de 40% de ses ressources budgétaires ainsi que de l’accés à ses comptes logés à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). De même, Niamey se voit amputée de plus de 70% de sa consommation d’électricité provenant du puissant voisin nigérian. Troisième pays le moins développé au monde, le Niger devrait rapidement trouver une voie de sortie de crise.
