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Airtel Uganda n’a pas séduit la Bourse

L’offre publique initiale (IPO) récemment souscrite d’Airtel Uganda révèle un acceuil froid de la part des investisseurs. L’opérateur télécom a vendu un peu plus de la moitié des huit milliards d’actions proposées, résultant en une souscription de 45.55 %. Cette performance modeste, avec seulement 26 % du montant ciblé de Shs800b réalisé, soulève des questions…

L’offre publique initiale (IPO) récemment souscrite d’Airtel Uganda révèle un acceuil froid de la part des investisseurs. L’opérateur télécom a vendu un peu plus de la moitié des huit milliards d’actions proposées, résultant en une souscription de 45.55 %. Cette performance modeste, avec seulement 26 % du montant ciblé de Shs800b réalisé, soulève des questions sur l’appétit des investisseurs pour les actions d’Airtel dans le contexte économique actuel et aussi sur le niveau de valorisation.

En effet, la répartition des souscriptions montre une participation majoritaire des investisseurs professionnels (10.55 %) par rapport aux petits porteurs (0.34 %), ce qui traduit potentiellement un manque de sensibilisation ou de confiance dans le marché des actions ougandais. Le National Social Savings Fund (NSSF) a été le seul investisseur institutionnel majeur, devenant le deuxième plus grand actionnaire d’Airtel après Bharti Airtel. Cette dépendance vis-à-vis d’un grand investisseur institutionnel, devenu quasiment un pompier, souligne peut-être un manque de diversification de la base des institutionnels.

Pourtant, l’offre comportait plusieurs incitations dont une décote nette assortie d’autres avantages. Si cet appel du pied a pu augmenter le nombre d’actions vendues, il n’en demeure pas moins que l’on est loin du compte. En clair, l’IPO d’Airtel s’inscrit dans un contexte de faible participation au marché des capitaux en Ouganda, exacerbé par des rendements inférieurs comparés à d’autres véhicules d’investissement comme les obligations gouvernementales. Le marché boursier ougandais semble avoir du mal à attirer des investisseurs diversifiés et à long terme.

La Bourse d’Ouganda, officiellement connue sous le nom de Uganda Securities Exchange (USE) a été fondée en 1997, marquant une étape importante dans le développement des marchés financiers dans ce pays. Le National Social Security Fund (NSSF) d’Ouganda a joué un rôle significatif dans plusieurs IPOs, souvent en tant qu’investisseur majeur. Cette participation a contribué à la stabilité et à la réussite de nombreuses IPOs, bien qu’elle ait également soulevé des questions sur la dépendance du marché à un nombre limité d’investisseurs institutionnels.

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