La Société financière internationale (SFI), la Banque africaine de développement (BAD), la Development Bank of Southern Africa (DBSA) et Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) ont décidé de décaisser une première tranche des milliards de FCFA prévus au profit de la société de projet Asonha Énergie qui construit le barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval. L’information est rendue publique par le quotidien gabonais à capitaux publics L’Union dans son édition du 8 novembre 2023. Ces fonds devront permettre de poursuivre les travaux en cours de mise en place de cet ouvrage de 35MW.
Les 81 milliards de FCFA qui seront investis par les bailleurs de fonds indiqués supra s’ajoutent aux 34 autres déjà mobilisés en fonds propres par les deux actionnaires de la société Asonha Énergie. Il s’agit de Meridiam, une entreprise à mission spécialisée dans le financement et le développement d’infrastructures durables dont la contribution est évaluée à 60%, et de Gabon Power Company, filiale du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) dédiée à l’eau et l’énergie, qui a injecté 40% des 34 milliards de FCFA.
Pour le président du conseil d’administration (PCA) d’Asonha Énergie, Philippe Ossoucah, cette mobilisation des bailleurs de fonds autour du projet Kinguele Aval démontre « la capacité du gouvernement gabonais et ses partenaires à capter des capitaux privés et des financements non-souverains pour la réalisation de projets structurants dans le secteur de l’énergie au Gabon, répondant au plus haut standard environnemental et social ». Comme son PCA, le directeur général, Sylvain Bouyé, estime que « l’obtention de ce premier tirage de la part des préteurs internationaux traduit la confiance de ces institutions financières dans notre projet et notre capacité à changer positivement et durablement le quotidien de milliers de Gabonais ».
Pour rappel, le chantier du barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval est situé à 100 km à l’Est de Libreville sur la rivière Mbei, en bordure du Parc national des Monts de Cristal. Il emploie à ce jour 400 employés, dont 300 gabonais. Outre sa capacité de production de 35MW, cette centrale va injecter 205 GWh par an dans le réseau national.
A travers ce projet, le Gabon voudrait produire de l’électricité verte pour progressivement remplacer les centrales thermiques existantes. Ce type d’énergie va combler environ 13% des besoins du Grand Libreville en permettant au Gabon d’économiser plus de 150 000 tonnes d’émissions de CO2 par an.
