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Le top 3 des pays qui progressent en mobilisation de ressources fiscales en Afrique

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié ce mardi 31 octobre son nouveau rapport annuel portant sur l’évolution des ratios impôts/PIB sur ses 33 pays incluant pour la première fois le Gabon et la Guinée. Selon la nouvelle édition, le Botswana a été le pays africain qui a le plus mobilisé de…

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié ce mardi 31 octobre son nouveau rapport annuel portant sur l’évolution des ratios impôts/PIB sur ses 33 pays incluant pour la première fois le Gabon et la Guinée.

Selon la nouvelle édition, le Botswana a été le pays africain qui a le plus mobilisé de ressources fiscales en 2021 avec 2.8 points de hausse du ratio impôts/PIB. Il est suivi de l’Afrique du Sud (1.9 point) et de la République démocratique du Congo (1.8 point).

À l’inverse, note le document, le Tchad a accusé la plus forte baisse, soit 4.6 points (impôts/PIB) . Ensuite, viennent les Seychelles et la Guinée équatoriale (respectivement 2.6 et 2.5 points).

Toutefois, le nouveau rapport -lancé à l’occasion du 22e Forum économique international sur l’Afrique à Paris- révèle que les ratios impôts/PIB sont restés, en 2021, inférieurs à leur niveau d’avant la pandémie dans 17 des 33 pays couverts par le rapport. Une situation qui a creusé ainsi l’écart entre l’Afrique et les autres régions.

Si l’on se fie aux statistiques de l’OCDE, 20 de ces 33 pays ont connu une hausse de leurs recettes fiscales en pourcentage du PIB entre 2020 et 2021 et 13 ont connu une baisse.

Selon l’édition 2023 des Statistiques des recettes publiques en Afrique, le ratio moyen impôts/PIB de l’Afrique s’établissait à 15.6 % en 2021, soit un niveau semblable à celui de l’année précédente et toujours en deçà de celui d’avant la pandémie.

Pénurie de financement


À l’image de plusieurs institutions financières notamment le FMI, qui se préoccupe du manque de financement des pays africains, l’OCDE aborde dans le même sens. Elle soutient que les pays africains sont confrontés à une pénurie de financement en raison de la pandémie de COVID-19, qui a entraîné une augmentation généralisée de l’emprunt et du coût du service de la dette.

Les répercussions de la pandémie sur les finances publiques de l’Afrique, souligne-t-elle, se sont ensuite amplifiées du fait de la hausse des coûts de l’alimentation et de l’énergie. Ce qui a entraîné le creusement du déficit du financement nécessaire pour atteindre l’Agenda 2063 et les Objectifs de développement durable du continent.

Par ailleurs, les travaux de l’étude montrent qu’en 2021, les recettes non-fiscales ont diminué de 0.3 point dans les 33 pays africains étudiés, pour s’établir à 5.8 % du PIB en moyenne.

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