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Commerce international : Les États-Unis veulent modifier le programme AGOA

L’administration Biden réfléchit sur une révision l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un régime de préférences commerciales qu’ils accordent depuis 2000 aux pays d’Afrique subsaharienne, afin d’améliorer son impact. L’annonce est faite le 26 octobre 2023 par la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur, chargée des affaires africaines, Constance Hamilton lors d’une conférence…

L’administration Biden réfléchit sur une révision l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un régime de préférences commerciales qu’ils accordent depuis 2000 aux pays d’Afrique subsaharienne, afin d’améliorer son impact. L’annonce est faite le 26 octobre 2023 par la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur, chargée des affaires africaines, Constance Hamilton lors d’une conférence de presse en prélude à une réunion entre de hauts fonctionnaires américains et des ministres africains du Commerce, cette semaine en Afrique du Sud. Elle justifie cette option de son pays par ce que « le programme AGOA n’a bénéficié jusqu’ici qu’à une poignée de pays de la région ». Dans la même veine, dans un rapport rendu public en avril 2023 par la Commission américaine du commerce international (USITC), renseigne qu’« entre 2014 et 2021, plus de 75% des exportations non pétrolières en franchise de droits vers les États-Unis ne provenaient que de l’Afrique du Sud, du Kenya, de Lesotho, de Madagascar et de l’Éthiopie ».

Une situation qui pousse l’administration Biden à conclure, selon Constance Hamilton, que « nous devons faire mieux de sorte que l’AGOA bénéficie à un plus grand nombre des pays africains engagés ». Celle qui s’occupe du commerce extérieur vers l’Afrique au sein du gouvernement américain indique que « le Bureau du représentant américain au commerce espère que le Congrès examinerait des mesures pour rendre le programme plus efficace ». Et pour cause, selon elle, « ne pas essayer de modifier le programme et de l’améliorer est une occasion perdue ».

Prolongation souhaitée de 10 ans

Les déclarations de Mme Hamilton sont faites dans un contexte où, alors que le programme AGOA devrait prendre fin en 2025, le gouvernement américain subit la pression de plusieurs pays africains pour une prolongation de 10 ans en maintenant le régime de préférences commerciales actuel. Ce qui, selon eux, pourrait rassurer les entreprises et les nouveaux investisseurs. Ces pays sont soutenus dans cette démarche par certains membres du Congrès américain. Parmi lesquels le sénateur américain John Neely Kennedy. Qui, en septembre 2023, avait soutenu devant la Chambre haute du Congrès un projet de loi portant sur la prorogation de l’AGOA jusqu’en 2045. Pour lui, la prolongation souhaitée va « aider les Américains à contrer l’influence croissante de la Chine en Afrique subsaharienne ».

Pour rappel, c’est en mai 2000 que le programme AGOA a été lancé. Il permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’exporter plus de 1.700 produits vers les États-Unis sans payer des droits de douane. Les États-Unis se gardent d’actualiser chaque année la liste des pays éligibles à ce programme. Pour cela, le gouvernement américain évalue l’attachement des pays concernés à l’économie du marché, au respect de l’État de droit et aux politiques de lutte contre la pauvreté. Mais également les avancées ou les reculs démocratiques de ces pays.

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