La réunion convoquée mercredi 25 octobre à Paris (France) par les présidents des associations de producteurs et d’exportateurs de bananes d’Europe et des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) a permis l’adoption d’une feuille de route destinée à préserver l’équilibre intra-communautaire dans le commerce de la banane.
Il s’agit notamment pour les principaux acteurs de cette industrie à savoir l’Association des producteurs européens de bananes (APEB), l’Association dominicaine des producteurs de bananes (ADOBANANO), l’Association des producteurs de bananes du Belize (BGA) et l’Association des producteurs africains de bananes et d’autres fruits (AFRUIBANA), de repenser les échanges commerciaux entre l’Union européenne et les pays de l’OEACP, mais également de gérer la question des produits en provenance d’Amérique latine.
L’occasion a permis la signature d’une déclaration conjointe par ces différents acteurs, appelant l’UE à renforcer ses politiques d’exportations afin de maintenir l’équilibre du secteur. Ces attentes se situent principalement au niveau de «l’invasion» de la banane latino-américaines sur le marché européens, le décalage important entre les faibles hausses des prix et les augmentations significatives de l’ensemble des facteurs de coût. La déclaration évoque également l’absence de cadre réglementaire offrant une garantie de « responsabilité partagée » avec la grande distribution.
« Par cette déclaration, nous invitons les institutions de l’Union européenne et ses Etats-membres à prendre la mesure des transitions environnementales et sociales déjà à l’œuvre dans les secteurs de la banane communautaire et de l’OEACP et à accompagner ces transitions pour en assurer le succès dans le temps », a déclaré M. Joseph Owona Kono, président d’Afruibana.
En 2O22, les exportations de bananes d’Afrique ont connu une progression de 3% par rapport à la moyenne biannuelle pour se situer à 439 096 tonnes, selon le rapport du magazine FruiTrop, du centre de recherche français CIRAD.
