Face à une »dette galopante », l’administration Tinubu veut adopter une nouvelle démarche pour miser davantage sur ses ressources internes. Ceci, pour contrecarrer le recours à l’endettement pour financer ses projets phares notamment ceux de l’éducation et de la santé.
Dans cette optique, le Bureau de gestion de la dette du Nigeria a déclaré ce mercredi 25 octobre qu’il envisage des réformes inspirées du modèle de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour mieux collecter les recettes fiscales. Le gouvernement entend accroître ses recettes, qui contribueront à réduire son ratio du service des prêts de près de moitié à moyen terme.
Les autorités nigérianes visent à mobiliser plus de fonds afin de financer un ambitieux programme de réformes, visant surtout à sortir 100 millions de personnes de la pauvreté.
Depuis plusieurs années, la faiblesse des prélèvements fiscaux a contraint le gouvernement à recourir largement à l’emprunt pour répondre à ses besoins de dépenses publiques, compliquant ainsi les efforts visant à maîtriser la dette et à financer des projets d’infrastructure, d’éducation et de santé.
En septembre dernier, le président Bola Tinubu a approuvé la nomination de Zacch Adedeji en tant que nouveau président exécutif par intérim du Federal Inland Revenue Service (FIRS, le Service fédéral des impôts). Une nomination qui intervient alors que le pays le plus peuplé du continent veut renforcer sa fiscalité dont le ratio recettes fiscales/PIB est le plus bas en Afrique subsaharienne, selon le Fonds monétaire international (FMI).
Selon les statistiques officielles, la dette publique de la plus grande économie d’Afrique a été multipliée par sept pour atteindre environ 77 000 milliards de nairas (environ 163 milliards USD) depuis 2015.
Face à cette situation, le Nigeria prévoit de collecter 7 500 milliards de nairas (9,5 milliards USD) d’impôts au cours du deuxième semestre 2023, après les performances enregistrées au premier semestre de cette année.



