L’ancien gouverneur la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo, et Albert Yuma, ex-président du conseil d’administration de la Gécamines, devraient désormais se tenir à la disposition de la Cour des comptes jusqu’à la clôture d’un dossier portant sur des présumés détournements d’un montant de 25,521 millions USD. Ainsi en a décidé l’instance qui ordonne le gel de leurs comptes bancaires ainsi que leur interdiction de quitter le pays.
Dans les détails, apprend-on de la presse locale qui rapporte l’information ce mardi 24 octobre, ces détournements ont préjudicié la Gécamines pour 15 millions USD et le trésor public pour 10,521 millions USD.
L’affaire éclate suite à un audit mené par l’Inspection générale des finances (IGF) sur la Banque centrale. D’après le président de la Cour des comptes – l’instance qui a, à son tour, diligenté une enquête-, l’instruction menée par le magistrat instructeur a révélé des faits particulièrement graves dont des fautes de gestion ayant occasionné des détournements de ces montants. L’audit porte sur la période allant du 1er janvier 2018 au 30 juin 2020.
Le procureur général près la Cour a donc décidé de traduire les personnes citées en fonction aux moments des faits, devant la Chambre de discipline budgétaire et financière. Sur la liste figurent également Jacques Kamenga, directeur général par interim de la Gécamines au moment des faits, Guy Okende Ngongo et Freddy Muganza Beya, directeurs à la BCC à l’époque, et Antoine Kiala Ndombele, cadre de Rawbank.
Pour rappel, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) comparaît également dans l’affaire Bukanga Lonzo, un projet pilote à 250 kilomètres au sud-est de Kinshasa. En novembre 2020, l’Inspection générale des Finances (IGF) avait conclu dans un rapport que 205 millions de dollars, sur 285 millions décaissés par le Trésor public pour le projet, avaient été détournés. Il serait soupçonné d’avoir agi en complicité avec Augustin Matata Ponyo, l’ancien Premier ministre de Joseph Kabila, principal accusé, dans le décaissement des fonds publics qui auraient par la suite été détournés.




