Tombé en disgrâce il y a quatre ans et emprisonné pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux, l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga (BLA) vient d’être élargi, samedi 21 octobre, à la faveur de la chute de son ex-mentor.
Méconnaissable, BLA ne pèse plus que 57 kilogrammes contre 106 kilos avant son incarcération. Dans son premier entretien avec la presse, réalisé quelques heures après sa libération, celui qui est privé de Soleil depuis le 13 décembre 2019 entonne des louanges sur un ton mystique. “Aujourd’hui est un jour glorieux. Glorieux parce que je suis un homme libéré dans un pays libéré”. Lecteur assidu de la Bible depuis quatre ans, celui qui fut l’éphémère homme fort du Gabon après l’AVC d’Ali Bongo, en 2018 jusqu’à son arrestation en décembre 2019, évoque les raisons de sa chute des lambris dorés du palais à une cellule de 3 mètres carrés. “Je me suis opposé avec force à la volonté affirmée de l’ancienne première dame et son fils de prendre le pouvoir au Gabon et ce par tous les moyens possibles”, clame-t-il.
Pénètré d’une certaine grâce, Brice Laccruche Alihanga cite le livre d’Habacuc en son chapitre 2 : « l’éternel m’adressa la parole et me dit : écrit la prophétie et grave là sur la table afin qu’on la lise couramment car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé. Elle marche vers son terme et elle ne mentira pas. Si elle tarde, attend là car elle s’accomplira. Elle s’accomplira certainement ».
Pas de projets d’avenir pour l’instant. La priorité pour Laccruche Alihanga est de se faire soigner.
